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  • Christophe DE PONFILLY

    Auteur, réalisateur, producteur, journaliste et ami, récompensé par de nombreux prix dont le prestigieux prix Albert Londres, il avait gracieusement mis à la disposition de notre association Echos-ci, Echos-là les films de l’agence de presse Interscoop dont il est le co-fondateur avec Frédéric Laffont. Christophe de Ponfilly a réalisé des films magnifiques traitant de sujets très variés, des films sur l’Afghanistan, sur les artistes, sur la société française, les profs…

    Christophe-de-Ponfilly
    La qualité de ses films et la rigueur de sa démarche n’en finissent pas d’étonner. Son indépendance au parfum de dissidence, ses « coups de gueule»  aux directeurs de chaînes pour manifester ses colères et ses frustrations, aux journalistes pour rectifier des contre-vérités qui le blessaient ou à des imposteurs pour dénoncer leurs mensonges lui ont valu d’occuper une place particulière dans le monde du journalisme et de la télévision. « La valeur du documentaire, c’est d’offrir des regards subjectifs sur le monde qui nous entoure. Les documentaristes ont compris que l’objectivité en matière d’audiovisuel n’existait pas. Dès lors que vous cadrez avec une caméra, il y a subjectivité. Autant la revendiquer. Entre reportage et documentaire, il y a de réelles différences dans la manière de faire. Pour réaliser et produire un documentaire de qualité, il y a une chose incompressible. C’est le temps.»  Christophe de Ponfilly.

    Depuis sa disparition brutale en mai 2006 nous invitons à un rendez-vous annuel avec son œuvre.

    TELECHARGEMENT : SON OEUVRE

    Lien utile : Interscoop

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    Hommage à Christophe DE PONFILLY par Alain Mingam

    Christophe de Ponfilly n’est plus de ce monde. Et  le monde a perdu un grand journaliste, un homme de télévision et d’écriture. Le grand-reporter- cinéaste  ne sera plus là demain pour donner du sens aux images « dont la  profusion- disait-il –nous donne le vertige. » Maintes fois primé à travers le monde et « Prix Albert Londres » en 1985  pour son documentaire sur  «  « Massoud l’afghan », Christophe  n’avait cessé de nous alerter  sur les dérives qui menacent notre existence de téléspectateur, de citoyen.

    Dans la préface de ta « Lettre ouverte à Joseph Kessel », dont tu as  été toute ta vie un des plus fidèles héritiers, tu posais la  pertinente question   « Lorsque les vivants deviennent  sourds faut-il se taire ? Y- a-t-il  un sens à parler dans le désert  du silence des autres ? » Tu avais raison, Christophe, de nous  maintenir en état de vigilance permanente.

    Tu nous lègues le noble devoir, qui nous grandit,  de faire résonner l’écho de  tes  propos tout empreints de cruelle  lucidité sur la condition humaine, en même temps de grande tendresse pour les hommes – depuis la vallée du  Panshir  jusqu’aux  tréfonds d’un monde de paillettes et de marketing.

    « Tu avais trouvé toutes tes histoires  avec tes pieds » – disais-tu,  avec pour compagnon de route Jérôme Bony, Laurent Maréchaux et  Frédéric Laffont ton complice et associé d’« Interscoop » – votre maison de production. Mais c’est toujours avec le cœur  et la passion  chevillée au corps que tu  t’exprimais.

    Nous parlerons désormais  pour faire de l’ « Etoile du soldat » ton dernier film et ta première fiction le succès  qui sera l’ultime hommage que nous  te devons. Adieu l’ami, notre estime résistera au temps comme ton exemple.

    Alain Mingam*

    (*) Grand reporter, lauréat du World Press pour son reportage sur l’exécution d’un traître en Afghanistan pendant la guerre contre l’armée soviétique, membre du CA et du bureau exécutif de « Reporters sans frontières ».

    TELECHARGEMENT : Hommage d’Alain Mingam